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 QUI M'AIME ME SUIVE =D :

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Qui as dit "personne ne t'aime" ? x)

Bref, ce blog restera ouvert jusqu'à perpette. C'est juste pour ceux qui trouve qu'ici ça rame et blablabla...

Et puis... Au risque de faire peur ( bah oui, à chaque fois que c'est comme ça, j'abandonne l'histoire en cours ), j'ai une nouvelle idée d'histoire ^^ Mais je vous fais la promesse de ne pas abandonner celle-ci. D'ailleurs *roulement de tambours* je précise que Memento Mori se déroulera en 2 ( peut-être 3 ? ) parties. Pour l'instant, à l'heure où je vous écris, j'en suis au 3/4 de la première partie ^^

 


 


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Résumé:

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Le monde où je vis est calme, serein. Il y règne l'ordre et la discipline.

C'est ce qu'il se clame dans les journaux, à la radio, à la télé, dans les écoles...

Cependant, il existe toujours des troubles fêtes, si exemplaire soit la société où nous vivons.

Mais le Gouvernement veille au grain, et compte bien mettre au pas les petits bandits tentant vainement de compromettre l'autorité. Et cette dernière fait respecter les Règles régissant notre vie, aidant les faibles, châtiant les mauvais. Sont compris dans la deuxième catégorie tout ceux étant assez malins pour voir à travers toute cette mascarade.

Et le meilleur, c'est que bien malgré moi, ma photo a récemment été placardée sur le mur des personnes les plus recherchées des trois Cités ! Me voilà mise au rang de criminelle, aux côtés d'un groupe de révolutionnaires, l'Imperium. Le tout grâce à ma sorcière de cousine et d'un vampire pas franchement sympathique. Je ne pouvais pas mieux rêver, moi qui suis une shaman peureuse aux piètres talents !

Enfin, je ne m'en plains pas tellement car grâce à cette malheureuse aventure, j'ai enfin ouvert les yeux et vu une vérité que j'occultais:

La soi-disant perfection de mon monde est une chimère: personne n'est égaux ni en droits, ni par la naissance. Le mot fraternité n'existe pas dans le dictionnaire. La seule loi réelle est celle du plus fort. Les êtres humains règnent en maître sur les créatures magiques et les persécutent.

Mais je crains que le pire soit à venir, car ils touchent à des puissances qui les dépassent totalement.

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Si le résumé vous intéresse alors...

Bienvenue sur mon blog

Faites comme chez vous, installez-vous confortablement devant votre ordinateur, et surtout...

Ne vous mettez pas à moins de 15 cm de votre écran, dans une pièce bien éclairée ( Sinon vos petites mirettes risquent de ne pas apprécier )00

Remarques

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Il y aura beaucoup de textes, ce ne sera pas que des dialogues, et je ne m'amuserai pas à mettre ces derniers en couleurs pour que vous compreniez mieux qui parle et qui se tait. Et puis y'aura des fautes de temps en temps, NA !

mais j'accepte volontier vos remarques sur celles-ci... histoire de me corriger ^^" )

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Une dernière remarque...

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Je fais très souvent des coups-de-gueule, du genre "pas assez de lecteurs, ma fic est naze" ou "j'ai plus le temps; j'ai plus envie; j'ai plus d'idées"

( rayez la mention inutile )

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Bonne lecture

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dimanche 19 décembre 2010 13:53 , dans Personnages


Questions, Publicités, Racontages de vie... c'est par là ! ( et mises à jours, accessoirement... )

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Ici

Posez vos questions, placardez votre publicité... J'y répondrais !00

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Voici un petit coup de pub pour Fallen, une auteur vraiment trèèès gentille ( enfin... elle l'est moins avec ses persos... x)  ) et qui écrit une histoire bien mystérieuse, avec des secrets étroitement mêlés à l'horreur.... Pour les adeptes de ces genres ( même moi qui d'habitude aime le gentils-tout-mimis-qui-sont-les-bisounours, j'adhère à sa fic  ) , son histoire, c'est  

 > ICI  <  

Petit résumé que vous trouverez sur sa page:

Dans les bras de l'Enfer

"Approche toi mon tendre Amour. Viens te blottir dans le creux de mes bras pour ne plus jamais en sortir. Bientôt nous serons réunis pour l'éternité. Aies confiance en moi, je suis le seul qui puisse te libérer de cette tourmente"
 
Le corps vide de toute émotion, Abigail avance seule dans le froid de la nuit. N'étant qu'un cadavre ambulant, elle n'ose pourtant pas en finir avec la vie. Elle ne ressent plus rien. Dans son esprit la peur n'est qu'une chimère et l'amour n'est qu'un vague souvenir. La douleur règne en maître sur ce monde de désolation.
Alors, dans un moment de désespoir, l'idée de visiter une maison hantée la séduit immédiatement. Après tout, que risque-t-elle, sinon la vie ?
Et vous, êtes vous prêts a vous jeter dans les bras de l'Enfer ?
 



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Mises à Jours

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08 Août 2010 _ Prologue

Entre temps, je suis partie en vacances...

20 Août 2010 _ Chapitre 1

27 Août 2010 _ Chapitre 2

Entre temps, c'était la rentrée des classes...

14 Septembre 2010 _ Chapitre 3

02 Octobre 2010 _ Chapitre 4

14 Octobre 2010_ Chapitre 5

19 Décembre 2010_ Chapitre 6

                      Chapitre 7

06 Janvier 2011 _ Chapitre 8

17 Février 2011 _ Chapitre 09

24 Février 2011 _ Chapitre 10

21 Mars 2011 _  Chapitre 11

16 Avril 2011 _ Chapitre 12

15 Mai 2011 _ Chapitre 13

03 Juillet 2011 _ Chapitre 14

07 Juillet 2011 _ Chapitre 15 

Visez un peu la rapidité de MAJ entre le chap 14 et 15 ! x) M'enfin... on peu dire que je poste un chapitre tous les mois... Si ça c'est pas de la régularité ( sauf pour juin... Mais là, j'avais le bac de français ! D'ailleurs, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de me vanter: 17 à l'oral ET à l'écrit, et 18 au TPE =D ) Hé ! Je viens de remarquer ! Le 8 août c'est l'anniversaire de cette histoire ! Un an déjà Oo Et j'en suis qu'au chapitre 15 =_=" Vous pouvez le dire, je suis minable XD

29 Juillet 2011 _ Chapitre 16

04 Août 2011 _ Chapitre 17

 

 

dimanche 19 décembre 2010 13:53 , dans Personnages


J'ai oublié...

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dimanche 19 décembre 2010 13:53 , dans Personnages


Petit sondage de zut...

 

NB: je ne sais pas pourquoi il m'est venu l'idée de mettre la réponse "je m'en fiche"... Mais je me demande bien pourquoi des personnes cochent cette réponse =/ Pour moi, c'est illogique: lorsqu'on répond à un sondage, il est préférable de connaître un minimum le sujet ( je parle à petite échelle ). Et dans ce cas, on ne peut répondre que par "bof", "oui" ou "non". Enfin après, je dis ça, je dis rien x)

dimanche 19 décembre 2010 13:53


Prologue

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 Malchance est mon second prénom

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Ce soir-là, glacial, sombre et inquiétant, j'accompagnais des amis à une de leurs fêtes glauques et sans grand intérêt à part rire, s'amuser, boire, danser, se droguer, et accessoirement se faire enlever, tuer ou bien encore signer des papiers certifiant que vous acceptiez de vendre vos organes au marché noir... dans la journée qui suivait. Pourquoi j'ai accepté de m'y rendre ? Tout simplement parce qu'une de mes meilleures amies, sans surveillance, serait bien capable de suivre un parfait inconnu dans une ruelle humide, emplit de ténèbres et grouillant de rats bien nourris.

Le taxi qu'on avait appelé ralentit progressivement, jusqu'à s'arrêter devant des ruines. Tous les cinq nous sortîmes de la voiture chaude et apaisante pour faire face à la bâtisse imposante et délabrée, dans une rue sale et sans aucune lumière.

Le nuage qui cachait jusqu'à présent les rayons de la pleine lune disparu, et la douce lumière blanche éclaira le manoir de style gothique, avec ses arcs, ses pinacles et ses voûtes, ses tourelles et ses fenêtres aux vitres encrassées et noircies. Cela me fit froid dans le dos. Je resserrais instinctivement mon manteau sur mon torse, les mains crispées sur le tissus.

Le lieu où se déroulait la fête me semblait être un bâtiment très ancien, remplit de souvenirs... de fêtes, de discussions, de messes-basses, de complots, d'assassinats... Les deux gargouilles postées au-dessus du perron ne me rassuraient guère, et renforçaient mon idée, avec leurs mines effroyables et sanguinaires, nous souriant comme si nous étions leur prochain repas, nous jugeant et nous jaugeant lorsque nous posâmes un pied sur la première marche.

D'un pas sûr et enjoué, mes amis entrèrent sans appréhension, me laissant pendant quelques secondes dans le froid et l'obscurité. Un nouveau nuage obscurcit la seule source de lumière. J'entrais à mon tour dans le manoir hanté, laissant malgré moi mon manteau à des gens qui s'occupaient de ranger les vêtements des convives. Je ne pu réprimer un frisson au moment où je me retrouvais juste avec ma chemise rouge à manches courtes et mon simple t-shirt noir.

Mes mains vinrent frictionner d'elles-mêmes mes bras tremblotants.

Lentement, comme si à chaque pas le sol risquait de s'effondrer, j'avançais dans la bâtisse, croisant des visages masqués, des loups vénitiens et des voiles brodés. Plus je me rapprochais du fond du manoir, et plus les personnes se faisaient nombreuses, souriantes, bruyantes et brutales.

Dans une pièce sombre et lugubre, éclairée de temps en temps par des spots aveuglant et sinistres, j'avais perdu mes amis. Parmi les danseurs enfiévrés, collés et soudés, je ne faisais plus la différence entre deux personnes. Les effluves de parfums et de fumée envahirent mon corps, et mes yeux s'humidifièrent. La musique entêtante, forte et lancinante résonna dans ma tête, se répercutait sur mes pensées embrouillées, les mélangeant encore et encore jusqu'à ce que je ne puisse plus réfléchir. La masse d'invités me fit reculer petit à petit. Mon monde tournait et tournait, tant et tant que je du m'adosser à un mur, les jambes faibles et les mains tremblantes, les paumes moites, le front ruisselant.

De la drogue. L'air du manoir était quasiment entièrement composé d'une drogue forte et troublante. Malade et bientôt sous le joug de ce fléau, je sortis précipitamment dans la nuit froide et humide, bousculant les gens sur mon passage.

Essoufflée, je repris mes esprits une fois dehors, en respirant à grande goulée l'air frais et infiniment plus pur que celui du manoir.

Jusqu'alors accroupie en bas du perron, la tête entre les jambes, je relevais la tête: je sentais un regard cuisant et pénétrant fixé sur moi. Je chassais mes cheveux mi-longs et noirs de mon visage pâle et ovale. Mes yeux bleus clair scrutèrent les ruelles d'en face, cherchant une quelconque personne rôdant, attendant patiemment une nouvelle victime. Quelques minutes passèrent ainsi, jusqu'à ce que mes yeux s'habituent à la pénombre, et que je puisse apercevoir une silhouette dans la troisième ruelle à droite du manoir. Je pinçais mes lèvres et fronçais les sourcils en tentant de détailler l'inconnu.

L'homme comprit que je l'avais repéré, et recula, rejoignant le labyrinthe de rues, de boulevards et de ruelles à l'atmosphère pesante et humide, chargées de moisissures et de sang. Telle était la Cité où je me trouvais. Remplie de brigands et de dealeurs, de coupe-gorges et d'assassins. Fort heureusement, je ne me rendais ici que très rarement. Je vivais dans la deuxième Cité, le second niveau, juste au-dessus de ce nid infestés de vipères. Là où je résidais, la vie était bien plus paisible, sereine, calme et saine. Les gens d'une richesse modérée y logent. Tandis que les millionnaires et milliardaires voire plus encore, les politiques et les gens importants et connus vivaient dans le troisième niveau, la dernière Cité, tout au-dessus de nos têtes, comme pour veiller sur les brebis égarées, appliquant la Loi et les règles. D'ailleurs, la fin de cette fête se terminera en un fiasco total: les autorités débarqueront, et emmèneront tous les drogués, tous ceux ayant une forte alcoolémie, tous ceux qui résisteront.

Je me relevais doucement, et décidais d'aller chercher mes amis. Rapidement, je replaçais mes cheveux derrière mes oreilles, en particulier une mèche rebelle et blanche naturellement, qui me cachait continuellement la vue. Puis je fixais sur le bas de mon visage ainsi que sur mon nez mon écharpe noir et blanche afin d'être protégée des spores et des drogues flottant dans l'air.


< Lancez la Musique >

Marilyn Manson – Eat Me, Drink Me


Je gravis vivement les marches du perron et claquais la porte en entrant, ne m'arrêtant même pas pour la refermer, laissant entrer l'air nocturne dans le manoir et balayer la drogue.

La musique précédente avait laissé place à une plus lente, hypnotisant les danseurs, les rapprochant encore bien plus qu'ils ne l'étaient déjà, calmant leurs gestes, ralentissant leurs cœurs. Eat Me, Drink Me, de Marilyn Manson. Comme si l'ambiance n'était pas déjà assez étrange, déconcertante et dérangeante.

Je ne les vis pas au rez-de-chaussé. Je ne les voyais nul part. Peut-être au premier ?

J'ai alors couru à l'étage.

Toujours aucun de mes amis en vue. Je pris peur. Mon pouls s'accéléra brutalement, coupant d'un seul coup ma respiration, qui devint saccadée et irrégulière.

J'ai slalomé entre les gens, les couples, les meubles, me tournant et me retournant, cherchant vainement mes amis. C'était peine perdue, et autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Finalement, je décidais de m'assoir sur un divan miteux et déchiré de toutes parts. Je me suis recroquevillée, mes bras entourant mes jambes, le menton posé sur mes genoux, les yeux exorbités.

Les minutes passèrent lentement, la musique continuait de se dérouler à son rythme.

Puis... J'ai sentie que l'on me regardait avec insistance, juste à ma droite.

Lentement, j'ai tourné la tête. Et j'ai sursauté dans la seconde qui suivait: une fille aux longs cheveux blancs me regardait, assise juste à ma droite, une lourde frange cachant presque l'intégralité de ses yeux noirs. Elle souriait, mais ce n'était absolument pas plaisant. Un genre de sourire mi-sadique, mi-abominable, du style de Cruella d'Enfer. Gênée, j'ai baissé mon regard, pour qu'il tombe un instant après sur son épaule gauche dénudée, où était tatoué en de magnifiques lettres cursives "Follow Me".

Je sentis des fourmillements aux bouts de mes doigts, qui remontèrent rapidement jusqu'à mes tempes, cinglant violemment mon esprit.

Ça agit sur moi comme un puissant coup de fouet.

Elle s'est levée, moi aussi. Elle a avancé d'un pas, toujours avec son sourire rouge et énigmatique peint sur son visage de porcelaine. J'ai également avancé d'un pas. Elle a traversé la salle d'un pas léger, ses petits pieds nus dansant parmi les énormes chaussures des danseurs. Arrivée à l'autre bout de la salle, la fille s'est à demi retournée, me laissant apercevoir son tatouage. Je l'ai alors suivie en peinant pour ne pas me faire écraser par la foule.

Une fois dans le couloir sombre et sans lumière, désert et silencieux, elle couru gracieusement jusqu'à son bout. Je me suis pressée pour la rattraper, bien que je n'ai à aucun moment ordonné à mes jambes d'accélérer le mouvement. Rien de tout ce que j'avais fait depuis le moment où j'avais vu son tatouage, n'avait été ordonné par ma conscience. J'avais l'impression d'être la seule à la voir, à sentir sa prestance. J'étais comme hypnotisée par cette jeune femme fantomatique. J'étais un véritable pantin. Je ne pouvais rien faire à part avancer vers elle, qui m'attendait en me détaillant de son regard charbonneux. Son visage de poupée délicat et presque fragile ne m'inspirait pourtant pas confiance. Elle m'effrayait. J'avais peur de cette fille vêtue simplement d'une robe de soie blanche, pieds nus, qui marchait avec une grâce sans pareille, évitant chaque obstacles avec une aisance infinie, tel un esprit sans corps.

Au bout du couloir, il y avait une porte noire, que la mystérieuse fille entrouvrit délicatement. Elle fit une révérence, et disparu au moment même où j'arrivais à son niveau. Pour moi, la musique s'arrêta avec sa disparition.

Le fantôme m'avait laissée seule et chamboulée dans la noirceur du couloir, juste en face d'un faible trait de lumière jaillissant de la mince embrasure de la porte.

J'eus la brillante idée de repartir, et d'oublier ce qu'il s'était passé. Je mis un pied devant l'autre, contrôlant cette fois-ci moi-même mes gestes. Cependant, je me stoppais net en entendant des chuchotements. Des voix murmuraient de l'autre côté de la cloison. Apparemment, deux hommes discutaient et ne voulaient pas se faire entendre d'oreilles indiscrètes... comme les miennes.

Bien que ma conscience me dise de partir de là, de fuir loin de ce rendez-vous étrange, je ne pu m'empêcher de rester plantée devant la porte, à épier la conversation.

Un lourd et pesant silence m'enveloppa.

Sans m'en rendre compte, j'avais retenu mon souffle lorsque l'homme à la voix grave et rêche, presque rugueuse, haussa le ton. La discussion virait-elle à la dispute ?

-Faith, votre prix est exorbitant, et ce n'est pas ce qui était convenu au départ. Je ne paierai pas autant, s'énerva cette voix semblant appartenir à un homme âgé.

Je n'entendis pas ce que répondit l'autre, qui parlait toujours à voix basse, sans prendre en compte la mauvaise humeur de son interlocuteur.

-Vous justifiez le prix par une meilleure qualité... Très bien. Cela suffira pour les maintenir en place.

L'autre homme haussa légèrement le ton, ce qui me permit de l'entendre clairement.

-... et pour les empêcher de penser et de réfléchir librement, ajouta platement le dénommé Faith comme s'il s'agissait d'une anecdote.

Le cœur battant, j'osais m'approcher un peu plus de la porte, essayant de voir ce qu'il se passait à l'intérieur.

C'était un vieux salon, dans les tons rouge et bordeaux, tapissé de toute part. La pièce était lourde de velours et de tissus couteux, d'un trop plein de richesses accumulées dans ce seul endroit. L'unique source de lumière venait d'une vielle lampe à huile. La lueur de la flamme vacillait et se peignait sur les murs et le sol d'une façon étrange et inquiétante.

Je finis par voir les deux hommes. L'un était assis, dos à moi, dans un vieux fauteuil de cuir capitonné. L'autre qui devait être Faith lui faisait face, debout et le dos droit. Une longue chevelure noire reposait dessus. Son visage était plutôt osseux, mais ses traits restaient néanmoins fins et très bien dessinés. Il paraissait autoritaire, avec son regard métallique, ses iris grises et ses sourcils noirs durs et rigides. Ses lèvres rouges souriaient vaguement, comme s'il n'était que très peu intéressé par ce que lui racontait le vieil homme.


< Lancez la musique >

Trailerhead - Imperitum


Mais le plus important, c'est que cet inconnu dignement habillé d'un costume noir et passe-partout, présentait une mallette remplie de petits paquets blancs... de la drogue.

Ces deux étrangers dealait de la drogue.

-Monsieur Blader, je suis ravis de conclure ce marché avec vous, annonça Faith d'une voix froide et cassante tout en restant poli et mielleux à souhait.

Il referma la mallette et la fit glisser sur la petite table basse, jusqu'aux mains avides de Blader... un politique haut placé.

Imperceptiblement, je relâchais l'air emmagasiné dans mes poumons, en un souffle léger que je croyais tout à fait inaudible.

Et pourtant cela suffit... Faith releva vivement la tête, l'air surpris un court instant. Un sourire carnassier s'étira lentement sur son visage lorsque ses yeux froids s'arrêtèrent sur moi, effrayée et tétanisée:

-Je crois que vous avez une invitée, Monsieur le Sénateur, minauda Faith en haussant les sourcils, redirigeant son attention vers le vieil homme.

-Quoi ?! hurla Blader en se relevant vivement de son fauteuil. Arrêtez la et liquidez la, ordonna-t-il en tonnant, son regard livide fixé sur l'embrasure de la porte.

Mais j'étais déjà partie. Je parcouru le couloir à une vitesse incroyable, évitant à tout prix de chuter à cause de mes jambes devenues faibles et flageolantes. De l'autre côté, j'entendis Faith répliquer sèchement:

-Je suis navré mais je ne suis qu'un simple messager et transporteur, pas un assassin. Bonsoir, Monsieur Blader.

-Vous les vampires, vous n'êtes que des... des... immondices, des ordures, des erreurs de la nature ! gronda Blader, ravalant une autre flopée de jurons.

L'argent empoché, Faith ouvrit en grand la porte et sortit en ignorant royalement les insultes faites à son espèce, tandis que je dévalais quatre à quatre les marches délabrées.

Qu'est ce qu'un vampire et un Sénateur faisaient ensemble, à vendre et à acheter de la drogue ? De qui parlaient-ils ?

Je n'aurais jamais du intercepter cette conversation. J'allais me faire descendre...

À cette idée, mes jambes accélérèrent encore jusqu'à devenir douloureuse, fuyant le danger, me portant le plus loin possible de ma mort. Je ne ressentais même pas la douleur qui martelait mon cœur, ni le goût âcre qui se formait dans ma bouche. Mes poumons en feu réclamaient de l'air en quantité toujours plus grande.

Paniquée, j'étais déjà arrivée au rez-de-chaussé, et je poussais tous ceux se trouvant sur ma route, ignorant les plaintes, les grognements et les insultes qu'on me crachait au visage.

J'allais mourir...

C'était la seule chose à laquelle je pensais. J'avais même totalement oublié mes amis encore en train de s'amuser à l'intérieur.

Le vent mordant de la nuit me glaça le sang lorsque je mis les pieds dehors, mais qu'importait, je voulais vivre.

Je ne savais pas où je courais, j'allais me perdre dans la première Cité, inévitablement.

De toute manière, soit je me faisais tuer par ce politique véreux, soit je me faisais trancher la gorge dans les ruelles sombres et sinueuses. Mais en optant pour le second choix, j'avais une chance de survivre: j'étais une shaman. Donc, apte à vaincre un ou deux mécréants en invoquant des familiers pour me défendre. Me le répéter me rassurait.

Je m'engouffrais dans la seule ruelle vide et sans âme vivante, la troisième à droite du manoir.

Mes yeux cherchèrent en vain une source de lumière pour me guider à travers les méandres de la ville. Je ne voyais pas où je marchais, j'entendais seulement le clapotis que l'eau produisait sous mes pas, et le râle de ma respiration.

D'un coup, je perdis l'équilibre: un pavé délogé de sa place initiale me fit trébucher, et je m'écrasais violemment à terre, la tête la première.

Sonnée, je restais là, couchée face contre terre pendant un petit moment. L'eau s'infiltrait doucement dans mes vêtements, venant lécher ma peau, la refroidir, la souiller. Les battements de mon cœur qui cognait fort contre ma poitrine, résonnaient dans ma tête. Le sang battait à mes tempes.

Ma nuque craqua douloureusement quand je tournai la tête brutalement vers le manoir. Des hurlements effrayés en provenaient. C'étaient les autorités, et ils allaient fouiller la zone de fond en comble. Si je restais là...

De nouveau sur le qui-vive, je me relevais à moitié, courant presque à quatre pattes sur quelques mètres. Lorsque je me fus redressée entièrement, une douleur brusque et violente me prit à la cheville et je m'étalais de tout mon long une fois encore.


< Stoppez la musique >

-Relèves-toi, bon sang, relèves-toi ! me soufflais-je à moi-même en poussant sur mes bras et sur ma jambe valide.

Je tentais une fois, deux fois, trois fois de me relever, sans succès. Encore sous le choc et terrorisée comme jamais, mes jambes refusaient de me porter.

-De l'aide ? chuchota quelqu'un, juste en face de moi.


< Lancez la musique >

Nox Arcana - Labyrinth Of Dreams

( à relancer si besoin, jusqu'à la fin du texte )


Je relevais vivement la tête. Des rangers en cuir noir me faisaient face. Je levais un peu plus le menton pour voir qui me proposait si gentiment son aide, dans une ville pareille. La première chose que je vis fut une main tendue vers moi. Une main assez grande pour être celle d'un homme, mais assez fine pour être celle d'une femme. La personne se pencha lentement vers moi, et s'accroupit. Un homme. Son teint pâle et ses traits fins donnaient à son visage un air frêle et maladif. Je ne remarquais pas tout de suite la cicatrice en forme de croissant de lune qu'arborait son œil droit, trop absorbée par l'étrange couleur de ses iris. Un fascinant mélange d'agate bleue et d'émeraude. L'homme haussa un de ses sourcils noirs et arqués. Il replaça quelques mèches de ses cheveux mi-longs derrière ses oreilles percées. La couleur étrange de ses cheveux semblait naturelle, malgré sa rareté: à la racine ils étaient blancs et se terminaient par des pointes noires, comme si on les avait trempés dans de l'encre.

L'inconnu soupira. Ne me voyant pas bouger, il m'attrapa le bras et me souleva de terre comme une plume. Et il disparu. Comme la femme mystérieuse et fantomatique.

Étonnée, ne comprenant pas ce qu'il m'arrivait, je ne bougeais plus, repensant et ressassant tous les événements de la soirée.

Une sirène hurla près du manoir et le son strident me remit les idées en place.

En boitillant, je réussis à parcourir les mètres restants avant de déboucher sur une grande rue, éclairée par des lampadaires mourants.

Les sirènes continuaient de crier de l'autre côté des bâtiments que j'avais traversés par l'intermédiaire de la ruelle.

Un arrêt d'auto-bus et de taxis étaient visibles en face de moi. Pleine d'espoir, je claudiquais vers le second, espérant que le délais d'attente serait court, et qu'on ne pousserait pas les recherches jusqu'ici.

Un imperceptible toussotement parvint à mes oreilles, et je sursautais. Je cherchai la source de ce bruit, mais je compris rapidement que ce n'était rien, que j'avais eu peur pour trois fois rien. En fait, à mes pieds, une petite loutre au pelage argenté trottinait tout en me regardant d'un air désapprobateur.

-Qu'est-ce qu'il y a, Hel ? grognais-je en continuant d'avancer lentement vers les abris, souffrant d'une légère foulure à la cheville.

-Ness Hartel, tu es complètement inconsciente. Pourquoi n'es-tu pas restée à la maison, bien tranquille sous ta couette ? répondit la loutre nommée Hel, en secouant la tête de gauche à droite.

Ce petit animal était l'un de mes familiers. Je ne l'avais pas invoquée, mais il arrivait que certains se présentent sans autorisation, pour parler ou simplement parce qu'ils apprécient notre compagnie. Hel était quand à elle une véritable petite fouine, une horrible commère. Mes autres familiers devaient déjà être au courant de mes bavures... Mais au fond, j'appréciais beaucoup cet animal espiègle. Sans compter le fait que son pelage me réchauffait rapidement les jours de grand froid.

Je m'assis enfin sur l'un des bancs. J'avais froid. Je grelotais dans mes habits fins et inappropriés. Hel le devina aisément et vint se blottir contre moi pour me donner un peu de sa chaleur.

-J'espère que les autres vont s'en sortir... murmurais-je en tentant d'oublier ma frayeur passée, et de calmer mon cœur.

-Qui ça ? me demanda une petite voix fluette.

Je tressautais et me tournais un peu trop précipitamment vers celle qui m'avait parlée. Je paraissais louche à agir de cette manière. Il fallait que je me calme.

Seulement, en m'asseyant, il n'y avait pas un rat. Et je n'avais pas entendu venir cette petite, qui ne devait pas avoir plus d'une quinzaine d'année. Qu'est-ce qu'une gamine fichait là? Elle aussi était suspecte...

-Je... euh... c'est... bégayais-je, ne sachant pas quoi inventer.

Ses yeux légèrement tombant pétillaient de malice, avec ses iris dorées tirant vers le cuivre. Son petit visage d'ange me mit tout de suite à l'aise, pour une raison que j'ignorais. Je ne savais pas d'où elle venait comme ça, mais sa peau hâlée m'indiquait clairement qu'elle n'était pas d'ici. Et ses cheveux courts, légèrement ondulés et gris cendré, avec deux longues mèches rouges descendant le long de ses tempes jusqu'à sa poitrine, signalaient bien qu'elle possédait une certaine richesse. À ce moment là, la coupe était très esthétique, mais l'entretenir ne devait pas être donné.

-Oh, vous êtes blessée ? s'étonna l'adolescente en bougeant si rapidement que mes yeux ne suivirent pas.

La fillette s'était accroupie juste devant moi, regardant avec attention ma cheville foulée.

Comment pouvait-elle savoir ça? M'avait-elle suivie et observée jusqu'ici? Et comment faisait-elle pour se mouvoir aussi rapidement?

-Je m'appelle Charlie, m'annonça-t-elle après une ou deux secondes. Je peux... ? s'enquit-elle en relevant les yeux vers moi, l'air de demander l'autorisation de me toucher la cheville.

-Pardon?

Ce fut le seul mot qui pu sortir de ma bouche, tellement j'étais abasourdie. Mais la petite Charlie n'attendit pas mon approbation et toucha doucement mon pied, juste là où la douleur était la plus intense.

J'émis un petit cri et voulu retirer mon pied des mains de la fille.

-Lâchez-moi, m'exclamais-je en ramenant ma jambe sous le banc, loin des mains de Charlie.

Cependant, une petite chose me troubla.

Je tournai ma cheville précautionneusement au départ, puis plus vigoureusement par la suite: la douleur avait disparu.

J'attrapais brusquement mon pied, les yeux ronds comme des soucoupes.

-Qu'est-ce que vous m'avez... commençais-je, les yeux rivés sur ma cheville... fait... ? terminais-je en relevant la tête, effarée.

La petite Charlie n'était plus là.

-Ça fait la troisième dans la soirée... Hel, tu as vu cette adolescente comme je l'ai vue, ou je deviens cinglée ? m'inquiétais-je en cherchant des yeux Charlie.

-Je l'ai vue aussi clairement que je te vois, m'assura la petite loutre, tout aussi surprise.

J'eus à peine le temps de digérer cette nouvelle disparition soudaine et mystérieuse ainsi que la guérison de ma cheville, qu'un taxis libre s'arrêta.

Je grimpais à l'intérieur, toujours stupéfaite. Une douce chaleur m'enveloppa, me réchauffant jusqu'aux os en traversant ma chair de son exquise caresse. J'oubliais tout mes soucis...

Après une brève discussion avec le chauffeur, le véhicule redémarra en ronronnant et me ramena sans embrouilles chez moi.

J'étais sauvée...

Ou presque.

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Voilà, le prologue est terminé ^^

J'espère recevoir quelques petits commentaires touuuus gentils touuuus mignons... mais j'ai pas trop d'espoir non plus xD

Merci à celles et ceux qui auront lu jusqu'ici ^^
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dimanche 19 décembre 2010 13:53


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