1  posté le dimanche 08 février 2009 22:15

 

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-Pfff... J'ai presque terminé...

Je venais juste de finir de ranger une étagère qu'une voix me demanda:

-Besoin d'aide, Kim ?

 

 

Un homme était entré dans ma nouvelle chambre, je ne l'avais même pas entendu. Il était vétu sombrement. Ses cheveux avaient une couleur à mi-chemin entre le violet foncé et le noir*, une couleur très peu courante, mais pas autant que ses yeux couleurs feu. Une couleur que je qualifierais d'envoutante... Ils ressemblent un peu au yeux rouges sangs de la première personne que j'ai rencontré ici, Azraël ( non, pas le chat des schtroumphs... ). Un collier pendait sur son torse musclé, dévoilé par son blouson de cuir noir entrouvert. D'habitude, les piercings aux lèvres me déplaisaient, mais sur lui, cela était très beau.

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Cette intrusion ne me plut guère, ce que je fis savoir à cet homme assis négligemment sur mon lit:

-Tu pourais frapper avant d'entrer, non ?

Il ria à ma remarque comme s'il s'agissait d'une blague:

-Pourquoi je devrais m'occuper de chose aussi bête que de frapper à la porte ? Cela va beaucoup plus vite à ma manière.

-Je crois que je commence à le comprendre... Mais au fait Gabriel... Ca ne te dérange pas d'être au soleil comme ça ?!

-Biensûr que non, dit-il comme si c'était une évidence. Tous ceux de mon espèce ne craignent pas le soleil...

-Etrange...

 

Oui, étrange était bien le mot pour qualifier cette histoire. Les personnes que j'ai rencontrées vendredi dernier sont tout, sauf normales... Remontons le temps jusqu'au début de mon aventure, voulez-vous ?

 

 

 

*Imaginez que sa couleur de cheveux est comme ce que j'ai décrit xD

Bon c'est la fin du prologue, la suite sera un flash back pour expliquer la raison de la présence de Kim dans cette maison =) Et puis les photos du flash back seront un peu moins jolies parceque je n'avais pas encore découvert la touche Zoom {#}

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Chapitre 1_ Flash Back  posté le mardi 10 février 2009 19:07

 

Voici le chapitre "résumé" de ce qu'il c'est passé =)

Par contre, ce que vous allez trouver très bizarre, c'est le flash back dans le flash back {#}

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2 [ Début du Chapitre 01 remanié ]  posté le mardi 10 février 2009 20:14

Angleterre, vendredi 13 février 2009, à 21 heure...

Je résume rapidement ma situation, parce qu'y repenser me donne envie de... vomir. Tellement écœurant ! Ah ! Si je pouvais je l'étriperai ce petit guignol de Jack qui m'a trompée avec cette... cette... cette Barbie bon Dieu de merde ! Avec la sosie de Barbie, livrée sans cerveau, comme convenu...

Donc voilà, par une magnifique soirée d'un superbe Vendredi Treize Février, sous une pluie torrentielle, je rentre chez moi, toute contente en pensant à la fête du lendemain. Et c'est dans l'idée de passer une bonne nuit avec mon chéri que j'entre naïvement dans le salon et que j'allume la lumière. Et là, horreur !!! Qu'est ce que je vois ?! Une Barbie transgénique assise bien tranquillement, complètement nue, sur le seul homme de MON appartement, Jack ! Puis ? Et bien, j'ai eu un superbe réflexe... Je suis sortie de l'appartement après un "tu vois pas que tu nous déranges" de mon cher et tendre ( que j'ai dorénavant envie de castrer une bonne fois pour toute ). J'ai claqué bien bruyamment la porte avec les yeux embués de larmes. Bien entendu, j'avais posé mes sacs à l'intérieur, et les clés étaient bien sûr, rien que pour m'embêter, dans ces dits sacs... Haha ! Argent, papiers, clés, vêtements... Tout, absolument tout, était dans MON appartement que squattaient Barbie et Ken personnifiés sur notre pauvre Terre qui elle n'avait rien demandé... Et après ? Qu'est ce que j'ai fait ? J'ai fait un truc tout aussi stupide que fermer la porte et sortir de l'appartement au lieu de chasser les deux crétins... Je me suis enfuie en courant je ne sais pourquoi, sous la pluie, et me suis réfugiée sous un toit qui me protégeait légèrement de la pluie.

Après quelques minutes passées là à me morfondre sur mon sort, je vis un chat, noir, juste en face de moi, sans un centimètre carré de poils mouillé. Il devait bien se marrer en me voyant ruminer mes malheurs:

-Que fais-tu ici, petite bête ? Tu t'es perdue ? Je m'appelle Kim... J'en ai vraiment marre de cette ville où il pleut tout-le-temps ! grognais-je en tapant du poing par terre tout en regardant le ciel d'où tombaient les milliers de gouttes.

Et voilà que je parle à un chat... Je dois vraiment avoir l'air cinglée à raconter mes malheurs à un animal... Ça me rappelle un vieux souvenir, il y a seize ans..........

En fait, mon histoire commença réellement le 15 novembre 1993, à 19 heure...

J'avais tout juste six ans, je venais de faire ma rentrée en primaire, après un déménagement précipité de mes parents. Ce fût une arrivée plutôt mouvementée. Je n'ai pas vraiment été accueillie chaleureusement...

C'est là qu'on se rend compte que la haine commence très tôt dans notre monde. A peine six ans, et on se jette des pierres ! C'est beau la jeunesse...

Des garçons de ma classe m'avait suivi et couru après en me lançant des objets. Franchement, je ne vois toujours pas pourquoi ils me détestaient au point de me poursuivre...

J'ai eu tellement peur que je me suis enfuie n'importe où sans regarder où j'allais. J'ai couru jusqu'à ne plus avoir d'énergie, jusqu'à ce que mes jambes ne puissent plus me porter. Je me suis écroulée dans une ruelle déserte, la même où je suis actuellement. J'étais complètement perdue, et j'avais très peur. Peur que personne ne me retrouve ou pire encore: que les garçons de l'école me retrouvent et me fassent du mal.

J'ai donc passé 3 heures dehors, recroquevillée dans ce cul-de-sac, sous la pluie. J'aurais pu m'endormir tellement la ruelle était calme, mais la peur me tenait éveillée. Seulement, après un certain temps, je remarquai enfin le chat noir, qui me regardait patiemment. Il n'avait pas de collier, et ne semblait pas appartenir à quelqu'un, mais pourtant, son poil était brillant et propre. Il paraissait attendre quelque chose, mais... quoi ?

-J'ai, ... rien pour toi à manger... dis-je en un sanglot.

Mais le chat restait, j'étais sûre qu'il comprenait ce que je lui disais, et cela me rassura:

-Toi aussi tu es perdu ? Tu cherches ta famille ? Je voudrais rentrer chez moi. Mais je sais pas où aller...

A ces mots, le chat s'en alla.

-Où tu vas le chat ? Reste ! S'il te plait ! rappelais-je le chat, les larmes recommençant à couler sur mes joues.

Il disparut de mon champs de vision, et subitement, réapparut. Il revint se poster devant moi, et repartit. Il continua cet étrange manège deux, trois fois jusqu'à ce que je comprenne où il voulait en venir : il souhaitait que je le suive !

-Tu veux que je te suive ? Eh ! Attend moi !

J'ai couru après le chat, qui accélérait déjà le pas en me voyant le suivre. J'étais tellement fatiguée et engourdie par le nombre d'heures restée immobile sous la pluie, que je tombais sans arrêt, mais le chat, lui, attendait toujours patiemment que je me relève.

Je ne sais pas combien de temps j'ai couru après ce chat, mais j'ai eu l'impression que c'était une éternité.

Je suis finalement arrivée devant chez moi, la pluie avait cessée. Mes parents étaient complètement effondrés devant le pallier, attendant que la police revienne avec moi. Quand ils me virent, ils explosèrent de joie, et je courus vers eux en pleurant toutes les larmes de mon corps, si c'était encore possible, vu le nombre d'heures pendant lesquelles j'avais pleuré.

Mes parents me demandèrent pourquoi je m'étais enfui, où j'étais allée pendant tout ce temps et surtout, comment j'avais pu rentrer.

Je leur racontais toute l'histoire, de ma rentrée foireuse à maintenant en passant par le chat. En parlant du chat, je me suis souvenue qu'il n'avait pas de propriétaire, et je suppliais mes parents de l'adopter. Mais à ce moment là, mes parents me répondirent :''Quel chat?''

Quand je me suis retournée, le chat avait disparu.

Ce moment restera toujours dans ma mémoire, car, j'ai appris un peu plus tard, que des élèves de mon école avaient été menacé le jour de ma ''disparition'' à l'endroit où je me trouvais. Et de plus, ces élèves n'étaient autres que les garçons qui me persécutaient. Un hasard, dirait-on...

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5  posté le mardi 10 février 2009 21:36

 

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Après un long moment perdue dans mes pensées, un miaulement me fît revenir à la réalité:

-Tu sais que tu me fais me remémorer de vieux souvenirs, petite boule de poils?

Je ne sais pas si mon esprit me joue un tour, mais ce chat ressemble comme deux gouttes d'eau à ce même chat, qui m'avait sauvée de ma solitude, il y a maintenant seize ans ( j'ai l'impression d'avoir trente ans de plus en disant ça...).

Même yeux gris-bleu, même poil noir et luisant, même regard qui semble lire en vous et avoir toutes les réponses à vos questions. Mais c'est impossible pour un chat de vivre autant d'années sans ressentir le poid de son âge sur son agilité, sa souplesse et surtout, sa santé. J'oubliais donc cette idée abracadabrante que comme quoi, ce chat aurait pu être celui d'il y a seize ans.

Mais curieusement, le chat fît la même chose : il s'en alla, et revint quelques secondes plus tard. Ayant déjà vécu une chose pareille, je me levais automatiquement, et me mis à le suivre.

C'était comme ce jour de pluie, les belles gamelles en moins, bien sûr. J'aurais eu l'air maligne de me rétamer dans la rue, dans cette oh combien jolie flaque d'eau, à un âge ou on ne supporte pas trop les moqueries. Bien que j'ai la vingtaine, j'ai toujours un esprit de gamine écervellée. En fait, j'ai l'esprit de l'aut....*sbaaaf*... Hum Hum ( dictatrice ! Libérez les sims de son emprise diabolique ! )... Enfin bref, passons...

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Le temps passa, et la pluie finit par arrêter de faire chier son monde. Mais, le résultat était quand même là : j'étais trempée jusqu'aux os.

Quand je regardais où je me retrouvais, je m'apperçue que le chat m'avait emmené bien loin de la banlieue, dans un quartier chic, et qu'il s'était arrêté devant une gigantesque bâtisse, une sorte de manoir, au bout du terrain, qui était caché derrière quelques arbres et buissons. Je soupçonne qu'il y ait un autre jardin, plus grand, derrière le manoir.

Ceci étant, je ne comprenais pas pourquoi le chat m'avait emmenée ici. Certes, ça n'allait pas recommencer comme quand j'étais gamine, il n'allait pas m'emmener chez papa-maman pour que je puisse pleurer sur leur épaules, parce que d'une, mon père est mort il y a deux ans et ma mère le vit très mal, et de deux, elle est en voyage d'affaires et j'ai pas les clées. ( je vous rappelle que je suis sortie en trombe de mon appartement sans mes affaires à cause d'une scène que je qualifierais d'extrèment choquante.... ).

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6  posté le mardi 10 février 2009 21:43

 

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Le chat entra dans le jardin, en passant entre les barreaux de la grille, et disparu dans un buisson. Je l'aperçu un peu plus loin, mais ce ne fut qu'un bref instant.

Et puis moi, j'étais là, encore plus perdue qu'au début, devant une maison de bourges ( non je n'ai absolument rien contre les riches, c'est faux. ) comme une idiote en regardant la grille. Dix minutes passèrent sans que je bouge d'un pouce. Ce fût une voix masculine et rieuse qui me sortit de mon état d'imbécile-ébahie-qui-sait-pas-quoi-faire-devant-une-maison-(de-bourges):

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-J'appelle l'asile psychiatrique ?

-Non, c'est bon, il est juste derrière moi, répondis-je du tact au tact en me retournant, en voyant que ce rouquin habitait visiblement ici. Mais merci quand même. Au fait, vous êtes un nouveau pensionnaire ? Parce que si c'est le cas, je peux vous faire visiter.

 Il rit à cette remarque, que moi-même je ne qualifierais pas de drôle. Enfin bref, chacun son humour. Mais son rire me plut immédiatement, car il avait une voix cristalline et fraîche. Son rire n'était pas lourd comme ceux de certaines personnes. Bref.  Après avoir vu son sourire, mes yeux bleus tombèrent sur les siens, d'un rouge sang. Des lentilles ? Pendant que je cherchais à savoir si c'était vraiment la couleur de ses yeux, je ne me rendais pas compte que je le fixais avec insistance, ce qui finit pas le gêner:

-Hmm... J'ai quelque chose sur le visage ?

-Euh, à non ( à part de multiples piercings... ), ce n'est rien c'était juste que... Je me posais la question: c'est la vraie couleur de vos yeux, ou ce sont des lentilles ? Désolé si je parais un peu trop curieuse.

-Haa, non pas du tout, on me pose souvent cette question, dit-il d'une voix d'ange. Oui, c'est bien la couleur de mes yeux, curieux, n'est ce pas ?

-Un peu oui, mais c'est très beau, et au moins, vous pouvez vous venter d'être unique.

-Vu sous cet angle... Mais, habituellement, les gens disent plutôt que cela fait vampire, et partent en courant ! rit-il.

-Les vampires n'existent pas, on n'a rien à craindre, dis-je d'un ton catégorique.

-Bien sûr, bien sûr... Mais si seulement tu savais....

-Pardon ?

-Je disais que tu avais raison. Comme si les vampires existaient, haha, la bonne blague ! Au fait, ça ne te dérange pas que je te tutoie ? Je n'aime pas vraiment vouvoyer les gens, en fait, je ne supporte pas ça, il m'en a dégouté, dit le jeune homme en riant.

-Qui vous... euh... t'en as dégouté ?

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