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Cependant, le pire est que je ne me suis toujours pas défait de ce pressentiment, la personne ou la chose continue de me suivre. Et je n'ai pas du tout, mais alors vraiment pas du tout envie de savoir qui est le psychopathe qui me talonne depuis un quart d'heure. Vite trouver un moyen de s'en débarrasser, vite trouver un moyen de s'en débarrasser, vite trouver un... Moyen trouvé ! Je vais aller m'incruster dans la soirée de quelqu'un, un homme de préférence, pour qu'il abandonne. Qui veut que je l'enquiquine pendant dix-quinze minutes ? Personne ? Bande de méchant pas beau ! Hmm... Pas beau, sauf le mec assis dans les fauteuils, que je qualifierais plus de craquant, voir canon. Je ne vois pas très bien d'ici, mais j'aime bien son look. Par contre, il a les cheveux blancs, j'espère que ce n'est pas un petit vieux... Si si je vous assure, je respecte les personnes de grands âges, c'est juste elles qui ont un problème avec moi. Je leurs propose de l'aide pour porter des sacs ou les raccompagner chez eux parce qu'ils passent dans un quartier malfamé , et ils me rejettent de tout ce qu'ils peuvent en m'insultant de, et je cite, ''sale petite fouine sans cervelle qui ne s'intéresse qu'à l'argent et aux beaux mecs''. Bon d'accord il n'y en a qu'un seul qui a tenue ces propos... Par contre, il y en a plusieurs où j'aurais du prendre un parapluie à cause de chute de postillons et de projections de dentiers. Et voilà que je recommence à rester devant la porte à me parler toute seule. Le barman a commencé à taper un numéro. Mais j'ai avancé de deux pas, admirez l'évolution ! Prochaine étape: essayer de me faire accepter comme imbécile, gêneuse, bavarde et j'en passe auprès du, je suppose, jeune homme assis au fond. Là c'est sûr, je suis en retard. Génialissime, arriver en retard le premier jour ! Rien de mieux dans un rapport.
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Bon, l'homme en face de moi était bien un jeune homme, et non un vieux chnoque ne se rendant pas compte de son âge et venue draguer des minettes. Manque de pot, il n'y a pas de minettes, juste moi, le barman, et cet homme qui n'a toujours pas remarqué une certaine présence devant lui: c'est à dire moi. Je commençais à parler précipitamment:
-Bonsoir, faites comme si je n'existais pas ! Ou encore mieux, parlez moi et donnez l'impression qu'on se connait depuis des lustres !
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