12  posté le mardi 10 février 2009 22:25

L'homme à la voix grave s'obstinait à vouvoyer son interlocuteur, et cela donnait une drôle d'impression. Pourtant, ils semblaient bien se connaître. J'étais tellement occupée à tendre l'oreille pour entendre la conversation ( oui je suis au courant que ce n'est pas bien d'écouter aux portes. ), que je n'avais même pas remarqué la présence d'une personne. Enfin, plutôt la non-présence d'Azraël, qui s'était volatilisé depuis un bout de temps apparement. Je peux savoir pourquoi il me laisse seule ? On se connait même pas, et il me laisse seule dans ce labyrinthe de couloirs. En plus, si j'essaye de sortir, je vais me perdre. Un étrange silence suivit ma ''découverte''. Les deux hommes avaient arrêté de parler. Je me rapprochais de plus en plus de la porte jusqu'à ce que quelqu'un actionne la poignée. Moment de panique intense : que vais-je bien pouvoir dire au type qui s'apprête à sortir, maintenant que celui qui m'a invitée a prit la poudre d'escampette ?

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Au moment où je songeais sérieusement à décamper en vitesse comme une voleuse, la porte s'ouvrit et laissa sortir un jeune homme au yeux orange, presque rouge. Il ressemblait étrangement à Azraël. Ils sont peut-être frère, qui sait ? Devant ma béhatitude qui resemblait de plus en plus à l'hatitude d'un poisson rouge entrain de s'asphyxier dans son bocal, l'homme me sourit, et finit par dire:

-Bonsoir. C'est pour ...?

 

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13  posté le mardi 10 février 2009 22:29

-Euh, c'est à dire que... Je ne suis pas une voleuse ! criais-je comme une demeurée appeurée.

-Je m'en doute bien, tu ne t'imagines quand même pas que je t'aurais laissée t'expliquer si j'avais le moindre doute. Ah, Azraël, c'est toi qui lui a ouvert la porte ?

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Azraël était planté derrière moi, sans rien dire. Depuis quand était-il là ?

-Oui oui. Une dispute avec lui ? demanda-t-il en désignant la porte. J'espère que tu l'as pas trop mis de mauvaise humeur, parce que je dois lui parler, et j'ai pas envie qu'il se défoule sur moi et sur notre invité.

-Je comprend. Je suis vraiment désolé, mais en sortant, il m'a dit qu'il ne voulait plus voir personne, dit-il en se frottant la tête. Et puis... Je ne me suis pas présenté, continua-t-il en m'adressant un sourire. Je m'appelle Gabriel Stolas. Un peu viellot comme prénom, n'est ce pas ? ria-t-il.

-Pas tant que ça, et puis, c'est un très beau prénom. Enfin, j'ai un peu des goûts bizarres en même temps. Enfin, je veux pas dire que votre prénom est bizarre c'est juste que, enfin... ( Help !  ).

-C'est bon, j'ai compris, ne panique pas, ria Gabriel.

Bon, j'allais quand même pas dire que je savais déjà comment il s'appelait, sinon il aurait bien compris que j'avais écouté à la porte. Je savais que c'était lui en l'écoutant parler: sa voix était la moins grave des deux, j'en avais conclu que c'était Gabriel. A moins qu'il n'y avait une tierce personne dans la pièce voisine, je ne pouvais pas me tromper.

Haaaa... Je vais donc me faire gerter complétement trempée et perdue. Enfin, il ne m'avait rien promis, notre cher Azraël. L'homme à la voix grâve a vraiment l'air associable. Bon okey, c'est la nuit, et il n'a aucune raison pour accepter ma présence ici et... Maintenant que j'y pense, pourquoi diable tout le monde est réveillé à cette heure là ?! C'est des mafieux drogués qui ne dorment que le jour et vivent la nuit ?  Ça m'inquiète tout ça...

 

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14  posté le mardi 10 février 2009 22:37

 

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-Youhou ?... On peut revenir à mon problème au lieu de parler de prénom bizzares ou non ? Je vais me faire incendier si elle reste là trop longtemps sans qu'il n'est accepté et puis...

-Laisse, c'est pas grâve Azraël, le coupais-je. Je n'allais quand même pas passer la nuit ici, et je ne comptais pas sur le fait que vous alliez me passer des vêtements secs. Je vais sortir et vous laisser tranquille.

-D'accord... fît-il d'un mine dépité. Mais au moins, laisse moi t'appeller un taxi pour qu'il te ramène chez toi, c'est bon comme ça ?

-Si tu insistes. Sauf que je n'ai plus de ''chez moi''...

-Euh... Tu habites où ? Parce que ça va pas le faire si je ne donne pas d'adresse.

Mais tu te souviens mon coco, j'ai plus de maison, y'a une pouf et un connard qui squattent ! J'espère que tu t'en souviens et que c'est juste pour ne pas remuer le couteau dans la plaie.

Il me vînt qu'une seule réponse à sa question, la maison de ma mère:

-21 rue Roselia.*

Il ocha la tête pour dire qu'il avait compris, et se mit en quête d'un téléphone. Oui, j'ai bien dit ''en quête'' parcequ'apparement, il ne savait pas du tout où le téléphone le plus proche se trouvait. Pi-toy-yable !

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Il me laissa donc seule avec le sois-disant Gabriel, qui avait commencé à me toiser du regard, ce qui me déplut au plus haut point:

-Quoi ?

-Non non rien...

-Alors pourquoi tu me regardes comme un prédateur regarde sa proie ?

-Peut-être parce que c'est exactement ça, dit-il d'un air des plus sérieux et charmeur.

-Pardon ? C'est une blague ?! fis-je incrédule.

-Mais oui bien sûr que c'est une blague ! rit-il. Je me demandais simplement pourquoi tu étais resté sous la pluie, la nuit de surplus.

-A... C'est une longue histoire, et j'ai pas trop envie de la raconter ce soir.

-Pas grave. Bon, je crois que je vais aider l'autre hurluberlu à trouver un téléphone, vu que son sens de l'orientation est déplorable, et qu'il en faut dans cette maison, dit-il en me faisant un clin d'oeil.

 

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15  posté le mardi 10 février 2009 22:41

 

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Juste avant qu'il ne parte, je fît the gaffe :

-Il a accepté finalement de t'héberger le propriétaire de ce manoir ?

Il s'arrêta net, se retouna et me regarda avec des yeux gros comme des soucoupes et pleins d'étonnement:

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-Comment tu sais ça toi ? C'est pas vrai, t'a écouté à la porte ?! Tu viens juste d'arriver et tu fais déjà des conneries, finit-il par dire en riant.

-Je suis désolé, c'est que, la porte ne filtrait pas du tout votre conversation et ... J'ai pas pû m'en empêcher, désolé...

-Arrêtes de t'excuser, c'est déjà pardonné. Franchement c'est pas grave, enfin si, ce serait grave si c'était l'autre qui l'avait appris. Enfin bref, oui il a finit par cèder, je peux prendre une des deux chambres restantes. Bon, je te laisse, sinon Azraël va se perdre.

Il souria lorsque je me mise à rire en imaginant Azraël, errant tel un fantôme dans le manoir.

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Lorsqu'il partit, je me retrouvais de-nouveau seule. Grave erreur que de me laisser seule avec ma curiosité. La porte derrière mon dos, la porte par laquelle était sortit Gabriel, derière cette porte devait se trouver un être antipathique et associable, un homme à la voix grâve. J'essayais de m'imaginer son physique, sa démarche, ses réactions, sa façon de s'habiller et même son sourire. Non, je ne crois pas que ce type puisse sourire. Il doit surement avoir les cheveux court, à la militaire, vu sa formalité, et les habits... Pareil. Il doit se lever quand un supérieur entre et dire ''oui mon général''... Oula, je m'égare là. Faut que j'arrête de juger une personne que je n'ai même pas encore rencontrée. Mais en même temps, je veux savoir.

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Cruel dilemme... Choisir la voie de la raison, ou celle de ma conscience complétement fêlée ? J'opterais plutôt pour... Ma conscience complétement fêlée quelle question ! De toute manière je n'ai pas la petite voix qui dit ce qu'il faut faire et ne pas faire, je suis née sans. Et puis il n'y a personne dans les parages, alors à quoi bon rester sage ? Sur cette décision, mûre et réfléchie ce n'est peut-être pas sûr, mais j'étais décidé, j'allais ouvrir cette porte et faire croire à un accident. S'il me renvoit chez moi après une grosse crise de colère, m'en fiche ! Au moment où ma main touchait la poignée de la porte qui allait satisfaire ma curiosité, une voix m'interompit:

-Je te déconseille fortement d'ouvrir cette porte.

 

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16  posté le mercredi 11 février 2009 11:49

 

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Je sursautais et me tournais pour être en face de la personne qui m'avait parlé. Une grande fille blonde aux mèches noires, ou une brune aux mèches blondes, rooo et puis on s'en fou de sa couleur de cheveux. Un masque cachait le bas de son visage, on ne voyait que ses yeux bleus clairs, et encore, on ne voyait qu'un seul de ses yeux, l'autre étant caché par sa frange. Elle était habillée façon japonaise, rouge et noir. Une tenue très belle quand c'est bien porté. Son regard était assez ... comment l'expliquer ? Voilà: on aurait pû dire qu'elle essayait de m'assassiner rien qu'en me regardant. Une mort plutôt lente et douleureuse à mon avis, d'ailleurs, j'ai pas très envie de mourir comme ça:

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-Bonsoir, je m'appelle Kim, et toi ?

-Pourquoi voulais-tu ouvrir cette porte, sans frapper en plus ? Voulais-tu mourir ? Ce mec est très à cheval sur la politesse...

C'est ce qui s'appelle, se prendre un vent... Merci d'avoir répondu à ma question, belle inconue. Pfff... Cet homme à l'air d'être rasoir, je sais pas si j'ai encore envie de le rencontrer. Deuxième tentative:

-Un peu trop curieuse je crois. Je m'appelle Kim, et toi ?

-Un peu trop, tu veux dire beaucoup trop oui ! Je t'assure que t'aurais passé un sale quart d'heure si je ne t'avais pas empêcher de faire ça. Au fait, tu t'appelles comment, que je sache qui est la plus stupide ignarde du monde ?

Est-elle sourde ? Je lui ai dit par deux fois ! Bon, faute d'être sensée, soyons polie:

-Kim. Et moi, je peux savoir qui est la fille la plus sourde au monde ?

Je crois que c'est raté pour la politesse. Mais cette fille n'a pas l'air d'avoir noté mon écart de conduite.

-Charmant prénom, Kim. Tu peux m'apeller Reïra, et surtout, ne me vouvoie pas, je suis écoeurée. Ce mec m'en a écoeuré, des siècles qu'on se connait et il me traîte toujours comme une inconnue, précisa-t-elle en regardant fixement la porte derrière moi.

-Il a l'air très, ...sympathique, ironisais-je. Ton prénom est japonais ?

-Oui, il l'est.

-Tu as répondu à quelle question ?

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